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Paris
Ville magique, aimante et aimant, Paris attire les regards et provoque bien des coups de foudre. Dans cet immense théâtre dont tous les Parisiens sont les acteurs, on vient pour flâner, se perdre avec délectation dans les ruelles du Marais ou les recoins du Louvre. Il faut humer l'atmosphère des musées, des cafés et des théâtres pour appréhender la vie parisienne dans son ensemble. Il est tout aussi capital de l'arpenter en lisant son histoire, car de l'eau a coulé sous les ponts de la Seine et le visage de Paris a beaucoup changé ces dernières décennies. Relisez quelques-uns des bouquins qui parlent si bien de la Ville Lumière, assis sur un banc public, banc public. Les enfants,qu'ils soient terribles ou qu'ils viennent du paradis, existent bel et bien et pas que sur « l'écran noir de vos nuits blanches » ... La fête est toujours d'actualité et le couvert servi à toute heure ! Et la magie de Paris brillera longtemps dans vos yeux.
Carte d'identité
- Superficie : 10 539,7 ha (113e commune métropolitaine).
- Population : 2 144 700 habitants.
- Densité : 20 264 hab/km².
- Périmètre : 36 km, longueur (est-ouest) : 18 km et largeur (nord-sud) : 9,5 km.
- Maire : Bertrand Delanoe depuis mars 2001.
Infos pratiques
Renseignements touristiques
- Office du tourisme et des congrès de Paris : Différents points d'accueil sont répartis dans Paris. Emplacements et horaires d'ouverture sur Internet : www.parisinfo.com. Renseignements également disponibles sur serveur vocal, tél. : 0892-68-30-00.
- Espace du tourisme d'Ile-de-France : carrousel du Louvre, 99, rue de Rivoli, 75001 Paris. M. : Palais-Royal-Musée-du-Louvre. Tél. : 0826-166-666 (0,15 /mn). Internet : www.pidf.com. Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h.
- Mairie de Paris : 29, rue de Rivoli, 75004 Paris. Tél. : 01-42-76-43-43. M. : Hôtel-de-Ville. Ouvert du lundi au samedi de 9 h 30 à 18 h. Internet : www.paris.fr.
Transports
- Renseignements et vente SNCF : tél. : 36-35 (0,34 euros/mn).
- Renseignements RATP : 32-46 (0,34 euros/mn) Du lundi au vendredi de 7 h à 21 h, le week-end et les jours fériés de 9 h à 17 h 15. En anglais, tél. : 0892-68-41-14 (0,34 euros/mn). Internet : www.ratp.fr.
Se déplacer en transports en commun
Nombreuses possibilités de tickets à tarifs intéressants : carte orange hebdomadaire, mensuelle ou annuelle, carte Mobilis ou Paris-Visite.
- Carte Paris-Visite : idéale pour visiter Paris (et sa région), la carte nominative comprend un coupon couvrant au choix les zones 1 à 3, 1 à 5 (permet d'utiliser OrlyVal, Orlybus et Roissybus) ou 1 à 8. Ce coupon valable de 1 à 5 jours consécutifs autorise un nombre de voyages illimité dans la limite des zones choisies, sur l'ensemble du réseau RATP et SNCF Ile-de-France. Cette carte permet d'obtenir des réductions sur une quinzaine de sites touristiques, dont la Cité des Sciences, le musée Grévin ... Tarifs : 8,50 euros pour 1 jour, 13,95 euros pour 2 jours, 18,60 euros pour 3 jours et 27,20 euros pour 5 jours. Internet : www.ratp.info/touristes.
- Mobilis : pratique et bon marché, la carte Mobilis est un forfait comprenant une carte nominative (sans photo) et un coupon qui couvre au choix les zones 1 à 2 jusqu'à 1 à 8. Le coupon 1 à 2 zones coûte 5,50 euros. Ce forfait est valable pour une journée et peut être acheté à l'avance.
Renseignements aéroports
- Roissy-Charles-de-Gaulle (aérogares 1 et 2) : renseignements au tél. : 01-48-62-12-12. Pour les vols : tél. : 01-48-62-22-80.
- Orly-Sud et Orly-Ouest : renseignements au tél. : 01-49-75-52-52. Pour les vols, tél. : 01-49-75-15-15.
Internet : www.aeroportsdeparis.fr.
Hébergement
Attention : pendant les manifestations importantes (salons, événements sportifs, etc.) de nombreux hôtels affichent très tôt « complet ». Grande diversité dans le mode de logement : auberges de jeunesse, hôtels pour jeunes, « 1 » ou « 2 étoiles » classiques. N'oubliez pas de réserver et demander un e-mail de confirmation.
Chez l'habitant
Pourquoi, sous prétexte d'arriver dans une grande ville, ne pourrait-on pas profiter de la convivialité de chambres d'hôtes ? C'est bien l'avis de Françoise Foret qui a créé sa petite entreprise il y a quelques années. Une soixantaine de chambres disséminées chez des particuliers dans la capitale, de 75 à 195 euros petit déjeuner compris. Ateliers d'artistes avec un bout de terrasse, immeuble haussmanien ou appartement plus standard, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.
- 2BINPARIS-Bed&Breakfast : tél. : 01-47-34-01-50 (de 9 h à 13 h et de 14 h 30 à 18 h 30). Chambres double de 30 à 50 euros par personne et par nuit, petit déjeuner compris. Internet : www.2binparis.com.
- Alcôve & Agapes : tél. : 01-44-85-06-05 (le matin seulement). Chambre double de 75 à 195 euros. Internet : www.bed-and-breakfast-in-paris.com.
- Good Morning Paris : 43, rue Lacépède. Tél. : 01-47-07-28-29. Chambres pour 2 personnes entre 66 et 86 . Internet : www.goodmorningparis.fr.
Activités
Visites guidées
De très nombreuses associations proposent des visites guidées de certains monuments de Paris. Des guides privés et conférenciers organisent également des itinéraires de découverte d'un Paris méconnu (Père-Lachaise, quartier de la place des Victoires ...). Dates, horaires, points de rendez-vous et prix sont indiqués dans L'Officiel des spectacles, Pariscope, Arts Programme, le supplément « Sortir » de Télérama et Le Figaroscope.
- Centre des Monuments nationaux : hôtel de Sully, 62, rue Saint-Antoine, 75186 Paris Cedex 04. Tél. : 01-44-61-21-50. Pour les visites-conférences, téléphoner au 01-44-54-19-30 (7, boulevard Morland, 75004 Paris). M. : Saint-Paul ou Bastille. Internet : www.monuments-nationaux.fr (puis aller dans « Nouvelles » et « Conférences »).
- Musées de la Ville de Paris : Internet : www.musees.paris.fr.
- Visites audioguidées : visites commentées de Paris en français et en anglais par audioguides. Location auprès du syndicat d'initiative de Montmartre (21, place du tertre, 75018 Paris) et de la maison Roue Libre au Forum des Halles (1, passage Mondétour, 75001 Paris). À pied, à vélo ou à rollers, on découvre Paris au gré des commentaires enregistrés sur un petit lecteur MP3 accompagné d'un mini-livret. Actuellement, 3 circuits de 2 h environ sont proposés : Louvre-Opéra, Montmartre et le Paris des monuments. Location tous les jours, selon les horaires d'ouverture des loueurs. Tarifs : 8 euros la demi-journée (4 h), 12 euros la journée (16 euros pour les deux jours), 15 euros avec un vélo (21 euros le week-end). Internet : www.audiovisit.com.
Tourisme
À pied
- Topoguide « Paris à Pied » de la Fédération française de randonnée pédestre : 64, rue du Dessous-des-Berges, 75013 Paris. Informations : tél. : 01-44-89-93-93. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h. M. : Bibliothèque François-Mitterrand. Pour les amateurs de randonnées, la capitale possède trois sentiers de grande randonnée de 20 km chacun environ. Internet : www.ffrandonnee.fr.
- Service des visites des parcs et jardins de la Ville de Paris : parc floral de Paris, route de la Pyramide, 75012 Paris. Tél. : 01-43-28-47-63. M. : Château-de-Vincennes. À votre disposition également, les dépliants sentiers-nature : disponibles à la Maison Paris-Nature (pavillon 1, Parc floral de Paris, 75012 Paris ; tél. : 01-43-28-47-63), à la Maison de l'Air (27, rue Piat, 75020 Paris) et au chai de Bercy (41, rue Paul-Belmondo, 75012 Paris ; tél. : 01-53-46-19-19).
- Promenades et visites guidées dans les parcs et jardins : pour connaître le programme, tél. : 01-49-57-94-37. Tarifs : 6 par promenade, 3 pour les moins de 25 ans. Internet : www.paris.fr.
À rollers
La capitale se prête vraiment bien à ce mode de déplacement. Partez donc une journée (ou une nuit ?) à la découverte de Paris en roller. Voici, dans la foule des promenades qui sont proposées aux Parisiens, deux parcours organisés vraiment sympas.
Pour les plus expérimentés, chaque vendredi de l'année, le rendez-vous est donné sur l'esplanade entre la gare et la tour Montparnasse à 22 h. Le joyeux cortège, encadré par la police, sillonne les rues de Paname selon un itinéraire qui varie chaque semaine. Le périple demande tout de même une certaine endurance, si on veut faire le tour complet (25 km en 3 h) et, s'adresse aux patineurs confirmés. En ce qui concerne l'ambiance, elle est excellente.
Internet : www.pari-roller.com.
Pour les moins avertis, ou pour ceux qui voudraient rouler un peu plus tranquille, l'association Rollers & Coquillages propose tous les dimanches, à 14 h 30, un parcours d'environ 3 h qui change chaque semaine. Le rendez-vous est donné devant le magasin de location de rollers Nomades (37, bd Bourbon, 75004 Paris). On est encadré par des professionnels. Là aussi, l'ambiance est très sympa.
Internet : www.rollers-coquillages.org.
À vélo
- Vélib' : depuis peu, la Mairie met à disposition des Parisiens quelque 14 000 vélos en libre-service dans une centaine de stations. Plusieurs formules d'abonnement sont proposées, et la première demi-heure est gratuite. Internet : www.velib.paris.fr.
En tramway
Dès décembre 2006, le TMS ( Tramway des Maréchaux Sud) relie le pont Garigliano (XVe arrondissement) à la porte d'Ivry (XIIIe arrondissement). Internet : www.tramway.paris.fr ou tél. : 32-46 (0,34 euros/mn).
En bateau
Avec ses 13 km de Seine, progressivement conquis et domestiqués en quelque deux mille ans d'histoire, on peut dire que la plus belle avenue de la capitale, c'est son fleuve. Plusieurs compagnies fluviales se partagent le gâteau et toutes suivent le même parcours : Bateaux Parisiens, Bateaux-mouches, La Guêpe Buissonnière et Le Canotier, et Batobus.
- Bateaux Parisiens : port de la Bourdonnais, 75007 Paris. Tél. : 0825-01-01-01 (0,15 /mn). Internet : www.bateauxparisiens.com. M. : Bir-Hakeim.
- Bateaux-mouches : port Conférence, 75008 Paris. Tél. : 01-40-76-99-99 ou 01-42-25-96-10 (serveur vocal).
- Canauxrama : 13, quai de la Loire, 75019 Paris. Tél. : 01-42-39-15-00. Internet : www.canauxrama.com.
- Batobus : tél. : 0825-05-01-01 (0,15 euros/mn). Internet : www.batobus.com.
En hélicoptère
- Hélifrance : tél. : 01-45-54-95-11. Internet : www.helifrance.com. départs de l'aéroport du Bourget, 933650 Le Bourget. Un parcours en boucle de 80 km qui permet de regarder de haut le Sacré-Coeur et la tour Eiffel, l'Arc de Triomphe ... Un Paris jamais vu autrement qu'en photo.
Noctambules
Le phénomène des « one-night-clubs » bouscule les habitudes noctambules : des fêtes spéciales ont été organisées pour un jour dans des locaux inhabituels, cabarets ou bals musette. Leur succès a été facilité par un ras-le-bol des boîtes à ambiance glauque et par la faute des grands navires (comme Les Bains) qui bloquaient leurs portes.
Fondés sur le bouche à oreille, de véritables circuits s'instaurent. Les boîtes deviennent itinérantes. Les soirées sont des produits éphémères. Plus encore, les raves, parties clandestines venues d'Angleterre, qui squattent des bouts de parcs ou des lieux désaffectés pour y faire danser des foules énormes sur des rythmes house ou techno. Aussi, informez-vous pour connaître celles qui existent en ce moment. Le succès d'un nouveau lieu est assuré par ceux qu'on continue d'appeler, faute de mieux, les branchés. Ils donnent la couleur et font circuler l'information.
Le jeu des branchés consiste à ne jamais payer, à consommer où ils veulent et quand ils veulent : ils ont horreur de se sentir « mouton ». Lorsqu'ils ont mis à la mode un endroit, ils partent ailleurs et la clientèle se démocratise.
Chaque boîte a son filtrage. Il y a deux catégories de videurs, les gros bras et les physionomistes. De ces derniers dépend le juste dosage des différentes catégories de clientèle. Si l'on ne vous laisse pas entrer, c'est peut-être que vous n'arrivez pas au bon moment ou que votre style ne convient pas. Aller dans une boîte difficile d'accès demande une certaine préparation : se renseigner sur les jours et les heures où il y a le moins de monde ; avoir un look bien ciblé, être drôle et sûr de soi, jamais agressif. Réserver le cas échéant au restaurant de la boîte et se faire bien voir ensuite du physionomiste. Pour revenir, on peut toujours s'assurer les bonnes grâces du physionomiste en le remerciant ... Vous deviendrez un habitué si vous consommez raisonnablement : ni trop ni pas assez.
Culture et traditions
Musées et monuments à la carte
Les prix des musées oscillent entre 2 et 14 euros environ selon leur importance, leur caractère privé ou public, subventionné ou pas, etc. La plupart proposent des réductions étudiants et carte Vermeil ; certains sont gratuits pour les moins de 18 ans. Les musées nationaux sont gratuits le 1er dimanche de chaque mois.
Il existe une formule trop peu connue qui permet de réduire nettement le coût d'un séjour culturel, la carte Museum Pass. Il s'agit d'un forfait valable 2 jours (30 euros), 4 jours (45 euros) ou 6 jours (60 euros) consécutifs, qui donne un accès libre à 60 musées (pour les collections permanentes uniquement) et monuments parmi les plus importants de Paris et sa région. Cette carte, qui existe depuis 10 ans, est également un coupe-file (pas de queue) ...
La carte est en vente dans les musées et monuments participants ainsi qu'à l'office de tourisme de Paris et d'Ile-de-France (et leurs annexes). Internet : www.parismuseumpass.fr.
- Association Inter Musées : 4, rue Brantôme, 75003 Paris. Tél. : 01-44-61-96-60. Fax : 01-44-61-96-69. Internet : www.intermusees.com. M. : Rambuteau.
- Centre des monuments nationaux : centre d'information, hôtel de Sully, 62, rue Saint-Antoine, 75186 Paris Cedex 04. Tél. : 01-44-54-19-30. M. : Saint-Paul. Internet : www.monum.fr.
- Collections permanentes gratuites : les collections permanentes des musées de la Ville de Paris (une quinzaine, dont le musée d'Art moderne, Carnavalet, Cognac-Jay, la Vie romantique, Bourdelle, Zadkine, le Petit Palais ...) sont désormais ouvertes gratuitement au public. Saluons l'initiative !
Presse parisienne
- Le Parisien : quotidien présentant quelques points essentiels de l'actualité mais insistant surtout sur les événements sociaux, politiques et culturels de Paris. Loisirs, sport, programme télé et prévision météo ... ce journal est disponible dans les distributeurs des quais de certaines gares et stations de RER.
- L'Officiel des spectacles : activités culturelles (expositions, cinéma, théâtre, concerts), promenades dans Paris et alentour... Paraît tous les mercredis.
- Pariscope : frère jumeau du précédent, ce magazine a la particularité de proposer une critique succincte des nouveautés et de donner la liste des stations radio captées à Paris et dans les proches banlieues. Paraît tous les mercredis.
- À nous Paris - le news urbain distribué dans le métro parisien (gratuit) : distribué tous les lundis, ce journal propose bons plans et adresses inédites au Parisien en recherche d'insolite. À lire entre deux stations de métro !
- Paris Capital : le seul mensuel parisien. Il vous donne un agenda et quelques adresses très chics, accompagnés d'articles sur les tendances et les modes.
- Métro : un quotidien distribué en général à la sortie du métro ou dans la rue et édité par un groupe suédois. En fin de journal, un agenda des concerts et spectacles regroupe toutes les sorties classées par catégories (jazz, pop & rock, humour, world...).
- 20 minutes : ce quotidien est distribué à la sortie du métro. Plus « people » que Métro. Le journal propose tous les jours et tous les week-ends 20 bons plans pour sortir le soir. Une sélection de bars, restos et soirées parisiennes les plus branchées également.
Gastronomie
Vocabulaire de bistrot
Le monde des bistrots possède son langage propre. Pour ne pas avoir l'air d'un touriste voici un petit aide-mémoire. Si l'on va au bistrot, on va aussi dans un rade (nom du comptoir qui s'étendit ensuite au café tout entier). Bien sûr, en souhaitant que ça ne soit pas un casingue (café bruyant) et que le loufiat (garçon) soit sympa. Peut-être portera-t-il encore le rondin (costume d'antan avec courte veste, gilet à poches et long tablier blanc).
Au petit matin, les piliers de comptoir attaquent avec un blanc limé(vin blanc-limonade). Même si vous n'êtes pas au monaco (bière-limonade-grenadine), vous aurez peut-être envie d'un tango (bière-grenadine), ou d'une valse (bière-menthe). Si le danseur est mauvais, il prendra une tomate (Ricard-grenadine), si l'on veut qu'il recommence c'est un perroquet qu'il faut commander (pastis-menthe) ou un panaché (bière-limonade). L'original venu du Sud optera pour une mauresque (orgeat-pastis).
Fatigué, vous vous contenterez d'un chat-couché (Dubonnet), et pour vous remonter, un rince-cochon (blanc-limonade-Vichy). Après tout cela, vous laisserez bien au serveur un peu de soif ( pourliche, pourboire) pour le camionnage (le transport du plateau). Mais avant de partir, vérifiez bien qu'on ne vous fasse pas le coup du sous-marin, procédé qui consiste à rendre la monnaie en plaçant dans la soucoupe la monnaie, l'addition, puis les billets. Si l'on est pressé, on récupère les billets en oubliant les pièces cachées sous la note.
Enfin, consommez avec modération sous peine de vous retrouver avec un durillon de comptoir (estomac proéminent) ou une laryngite de comptoir (voix éraillée par la boisson). Le pire, c'est de devenir une mouche de comptoir (habitué qui s'incruste un peu trop) avec la réputation d' avoir un trou sous le nez ou d'être un pochetron notoire (un ivrogne). Malheureusement, ça arrive à ceux qui ont été baptisés avec une queue de morue (qui ont toujours soif). Enfin, on peut toujours prendre de bonnes résolutions en se mettant au sirop de parapluie (à l'eau). Attention cependant, on peut un jour prendre une muflée, se bitumer ou se biturer (prendre une cuite) sans pour autant être alcoolique. S'attendre à être bien déchiré, murgé, défoncé comme un champ de manoeuvre, rond comme une queue de pelle ou avoir chaud aux plumes (est-il besoin de traduire ?).
En tout cas, le lendemain matin on risque de se raser avec un rabot (gueule de bois) et d' avoir le béret serré(mal à la tête). À suivre ... mais vite, car ce jargon a tendance à évoluer plus vite que nous ...
Un peu d'histoire
Naissance et développement de Paris
Nos ancêtres les Gaulois
Les premiers habitants de ce qui devait devenir notre bonne vieille capitale furent les Parisii. On ne sait trop quand ils s'y installèrent, mais on est sûr qu'au moins 100 ans av. J.-C., peut-être 250 ans, l'île de la Cité Lucotetia (qui deviendra Lutetia, la Lutèce des Romains) était habitée par cette modeste peuplade de la Gaule celtique.
L'île n'est reliée alors que par deux vétustes ponts de bois. En trois siècles, les Romains y apportent leur savoir-faire. Ils construisent des marchés, des temples, des ponts plus solides et des rues bien droites, tracées selon un quadrillage conforme aux règles de l'urbanisme militaire en vigueur dans les camps romains. Avec, au centre, le cardo, un axe nord-sud, représenté par la route venant d'Orléans - notre rue Saint-Jacques - et un axe ouest-est, le decumanus, vraisemblablement notre rue Cujas. La ville s'étend principalement sur la rive gauche, jusqu'à la montagne Sainte-Geneviève.
Les Barbares débarquent
C'est au Ve siècle que Geneviève s'illustre en galvanisant les habitants de Paris face aux Huns. Sanctifiée depuis, Geneviève, on l'oublie souvent, est la sainte patronne de Paris. Le nom de Paris remplace celui de Lutèce à la fin du IVe siècle.
C'est en 508 que Clovis, après avoir démoli à Soissons le dernier représentant de l'autorité romaine et la tête du guerrier qui avait brisé son vase, choisi Paris pour établir sa capitale. Les Carolingiens ayant lâchement laissé les pirates normands piller et brûler la ville, il faut attendre la fin du IXe siècle et voir Eudes se faire couronner à Paris (dont il était le comte) pour que celle-ci soit enfin consacrée capitale de la France - une petite capitale, repliée dans la Cité
Essor et expansion avec les grands rois
L'activité marchande des bateliers de la Seine va donner à la ville son essor. Leur corporation serait à l'origine du blason de Paris avec son navire et sa devise : Fluctuat nec mergitur (« Il est battu par les flots mais ne sombre pas »).
À la fin du XIIe siècle, le nouveau roi, Philippe Auguste, décide de renforcer les défenses de la ville. Grande nouveauté, ce rempart de pierre flanqué de tours rondes va également englober la rive gauche. C'est là que, lassés de l'influence épiscopale sur l'enseignement, les étudiants décident de s'installer. C'est le premier signe d'indépendance des Parisiens.
En 1370, afin de s'adapter à la superficie toujours grandissante de la ville et de remplacer l'enceinte de Philippe Auguste, qui tombait en ruine, Charles V en fait construire une nouvelle dont le tracé correspond à celui de nos « Grands Boulevards » qui relient aujourd'hui la Bastille à la Madeleine.
Dès lors, et pendant les quatre siècles suivants, l'urbanisation de Paris se fera de façon planifiée. Henri IV réunit le Louvre au palais des Tuileries, achève le Pont-Neuf, trace les plans de la place Royale (l'actuelle place des Vosges) et de la place Dauphine, et aménage le Marais. Malgré l'absence de Louis XIV, éloigné de Paris par crainte de la Fronde, les premières grandes places royales font leur apparition et deviennent sous Louis XV le centre de nouvelles perspectives. La place des Victoires, la place Vendôme et la place Louis-XV, devenue place de la Concorde, après s'être appelée aussi place de la Révolution en 1792 et encore place Louis-XVI en 1826, en souvenir de son exécution ici même, le 21 janvier 1793.
Les grands travaux
Les fermiers généraux décident la construction d'une nouvelle enceinte, imposant ainsi au trafic commercial un péage à l'entrée de la capitale (l'octroi). Cette enceinte, datant de la fin du XVIIIe siècle, est la dernière construction importante avant la Révolution. Son tracé correspond à nos boulevards passant par Denfert, Nation, Belleville, Stalingrad, Barbès-Rochechouart, Anvers, Pigalle, place Blanche, place de Clichy, etc.
Napoléon, quelques temps plus tard, apporte à la capitale les arcs de triomphe, la colonne de la place Vendôme, la Madeleine, la Bourse et quelques ponts supplémentaires sur la Seine.
S'il y a un personnage dont le nom devrait rester à jamais gravé dans la mémoire des Parisiens, c'est bien Haussmann. Ses projets d'assainissement sont de double nature. D'une part, la création de jardins, égouts et réservoirs pour l'approvisionnement en eau de la capitale, ouvrages tout à fait louables, et, d'autre part, la démolition des vieux quartiers parisiens trop souvent favorables aux thèses révolutionnaires. De vieilles rues étroites sont détruites et de grandes artères font leur apparition, facilitant l'action de la police et de l'artillerie contre les barricades. Entre autres, les boulevards Saint-Michel, Saint-Germain, Sébastopol, Voltaire, Diderot et Malesherbes, ainsi que ceux de Strasbourg, de Magenta, de l'Hôpital et le boulevard Haussmann - bougnat est maître chez lui - qui, ouvert en 1857 entre le faubourg Saint-Honoré et la rue de Miromesnil, n'aboutira à Richelieu-Drouot qu'en 1927.
La ville des plaisirs et des Parigots
Paris devient la Ville-Lumière. De la Révolution au Second Empire, en 60 ans, sa population triple, passant, en gros, de 500 000 à un million et demi d'habitants.
C'est dans les cinquante années suivantes que Paris acquiert son image de « capitale de la fête et des plaisirs ». La plupart des music-halls, des théâtres, des salles de spectacles sont construits de 1860 à 1910. Sa vitalité fait en même temps de Paris la capitale des arts. À l'initiative de Thiers, une nouvelle enceinte fortifiée, se fondant quasiment avec les limites actuelles de la ville, protège partiellement Paris pendant son siège en 1871.
Elle est rasée à la fin de la Première Guerre mondiale pour laisser la place aux boulevards extérieurs appelés encore boulevards des Maréchaux. Après l'armistice de 1918, une étonnante fusion sociale, unique au monde, caractérise la capitale. Paname est le nouveau petit nom de Paris. Paname, c'est tout un état d'esprit empreint d'accordéon, de bal musette et du monde interlope, filles et maquereaux qui gravitent autour. Bref, le milieu, mot neuf qui remplace l'ancienne pègre. À la java, louée par Carco et MacOrlan, s'adjoignent, avant 1914, le tango argentin, et dès 1917, introduit en Europe par les combattants américains, le jazz band.
D'un côté, la danse parisienne par excellence, popularisée par Mistinguett et Fréhel, la chanson réaliste, c'est-à-dire nos racines ; de l'autre, l'exotisme en provenance du Nouveau Monde. Davantage que la floraison artistique, la peinture, l'architecture, l'impressionnisme, l'Art nouveau ou le « style nouille », le cubisme, plus tard le style Art déco, sans oublier le surréalisme, c'est la vie de tous les jours, la « bonne vie », si proche, vivace encore, jusqu'au début des années 1960, qui nous rend si mélancoliques aujourd'hui. Entre les deux guerres, Paris se fond avec sa banlieue, et le Front populaire fait surgir des logements sociaux aux portes de la capitale. Le réseau du métro est achevé
On bétonne dur !
L'après-guerre et l'utilisation quasi systématique du béton signeront quelques-uns des édifices les plus significatifs sur le plan architectural. La maison de Radio France, le front de Seine et la tour Maine-Montparnasse en sont les exemples les plus caractéristiques et les plus laids. En effet, notre époque aura connu ce que l'on ne pourra jamais souhaiter voir devenir une politique durable : la disparition de l'agréable au profit de l'utile. Ce qui est utile, croyait-on, est toujours beau. On ne peut que se défendre de défendre La Défense mais il y a pire encore : la tour Montparnasse plantée comme un couteau au coeur du Paris breton ou la calamiteuse avenue de la Porte-d'Italie, où le n'importe quoi télescope l'à-peu-près …
Heureusement, certaines perles architecturales ont vu le jour : la Pyramide du Louvre, l'Arche de la Défense et l'Institut du Monde Arabe.
La terre et les hommes
Paris sera-t-il toujours Paris ?
Bienvenue dans la plus belle ville du monde !
A chaque époque ses rêves, sa vision de la « ville lumière ». Certes, en deux millénaires, Paris n'a cessé de se transformer. Mais depuis plus de 40 ans, notamment avec la disparition des Halles, l'aménagement de la rive gauche autour de la Bibliothèque nationale de France de Tolbiac et l'édification d'un opéra à la Bastille, c'est la structure sociale de Paris qu'on a éventrée, la substance très intime de la ville qu'on a honteusement charcutée, dénaturée.
Au XIXe siècle, les travaux d'Haussmann n'avaient touché qu'à la topographie. À partir de 1960, c'est au peuple, au menu peuple parisien qu'on s'en est pris. Avec l'augmentation des loyers, le mal est fait et bien fait. Le populo a été définitivement exproprié et refoulé dans les banlieues, « rouges » ou non.
Mais Paris demeure un site d'exception. Un site qui, en des siècles et des siècles, en a vu de toutes les couleurs et qui, mauvaise humeur de notre part ou pas, en verra encore des vertes et des pas mûres dans les siècles à venir. C'est ce qu'on appelle l'Histoire. Mais peut-on comprendre Paris si l'on ignore son passé ? Sans ambages, notre réponse est non. Ce passé de Paris, l'idée qu'on en a, constituent pour l'essentiel le charme de notre ville, maintenant.
Selon que vous serez, ici ou là dans Paris, disposé à ressentir la force incommensurable d'impressions, de sensations que peuvent vous apporter ses rêves en nombre infini, ses immeubles, ses bistrots, votre âme se colorera différemment ...
Paris est un immense théâtre dont tous les Parisiens sont les acteurs. Le spectacle est dans la rue et s'il n'y est pas à l'instant, il suffit d'humer l'atmosphère, de fouiner à droite et à gauche pour le voir advenir et vous ravir... Ca, c'est Paris !
Environnement
Un brin de nature dans un monde de brutes : c'est un peu ça, l'environnement à Paris. Ce sont quelques grands parcs, quelques beaux jardins, quelques frais bassins. Mais c'est aussi une eau qu'il ne fait pas toujours bon boire, un air qu'il ne fait pas souvent bon respirer, des soirées survoltées qu'il ne fait pas toujours bon fréquenter. Une tour Eiffel bien dressée, des berges bien « classées », des sites redessinés ; Paris sait se faire envier et le décor est bel et bien planté. Pourtant, le rideau lui, est toujours baissé
Paris serait la moins polluée des grandes métropoles, loin derrière Athènes, Los Angeles ou encore Mexico. Certes, mais peut-on s'en vanter ? D'accord, Paris ne se résume pas à un périphérique surchargé, des tonnerres de klaxons réguliers ou des halls de gare qui vomissent leur lot quotidien de passagers stressés. Mais difficile d'y échapper quand elle vous poursuit, vous envahit, vous pollue la vie. Pollution de l'air, pollution de l'eau, pollution sonore ... la liste est longue pour les habitants de la capitale.
Service et hospitalité
L'hospitalité française est souvent décriée à l'étranger. Pourquoi ? Parce que la plupart des touristes n'ont qu'une image parisienne de notre pays. Dommage. Car nos régions souvent savent recevoir, savent sourire, dire bonjour, dire au revoir, tout simplement. Mais que doit penser le provincial, « l'étranger », quand il monte à la capitale ? Accueil inexistant, service arrogant, carafe d'eau qui nous joue l'Arlésienne, erreurs dans les additions... On en passe.
Ami de province, ami de plus loin encore, si l'on peut pardonner les prix très « parisiens » (les loyers sont très élevés), on ne saurait composer avec l'absence de gentillesse, la rudesse et la froideur érigées en mode de vie dans certains établissements. Vu le nombre de cafés qui ferment chaque année, il faut croire qu'à force, ces carences ont fini par gêner les Parisiens, pourtant blindés !
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* Prix trouvé par un internaute le 30/11/2008 à 21h23
Dernière mise à jour : le 01/12/2008 à 21h23
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