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Guadeloupe

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Drapeau France





Posée sur l'arc des Petites Antilles, la Guadeloupe en est l'île la plus étendue, la plus belle aussi peut-être, à la fois battue par l'Atlantique et bercée par la mer des Caraïbes. Mais la Guadeloupe, c'est en réalité sept îles, à commencer par Karukéra, comme on la nomme en créole, l'île principale qui a la forme d'un curieux et gigantesque papillon végétal. Guadeloupe si douce, abandonnée : longues plages blanches de Sainte-Anne, plages noires de Trois-Rivières, anses bordées de mangroves et de cocotiers. Une île tropicale, grouillante et sonore de vie. Voici la pluie brève et brutale, et le vent qui monte. Le cyclone, ici, est un monstre qui fait des ravages. Le volcan domine le paysage, Soufrière qui bouillonne, totem menaçant de la Guadeloupe, qui semble dormir pour l'éternité. Oui, ce « confetti d'empire » est un monde à part et à part entière. Saint-John Perse, natif de l'île, la célébrera dans son œoeuvre : « J'ai rêvé l'autre soir d'îles plus vertes que le songe où les navigateurs descendent au rivage en quête d'une eau bleue... »Des plages, des cocotiers, du soleil bien sûr, sans oublier la plongée sous-marine. Les côtes guadeloupéennes offrent de superbes fonds. Les amateurs de montagne et de randonnée apprécieront les 300 km de « traces » (pistes) qui parcourent la Guadeloupe intérieure, principalement en Basse-Terre, couverte aux trois quarts de forêt tropicale. Le mode de vie guadeloupéen ? Une façon de ne pas se presser, une espèce de détachement. Apportez juste votre sourire, soyez poli, et on vous le rendra au centuple.

Carte d'identité

- Superficie : 1 704km² (Guadeloupe et dépendances).
- Chef-lieu : Basse-Terre.
- Population : 458 000 habitants.
- Densité : 262 habitants/ km².
- Économie : la culture de la canne à sucre et de la banane qui contribuaient jadis à la richesse de la Guadeloupe sont aujourd'hui à bout de souffle. Même constat pour le rhum : une dizaine de distilleries subsistent bon an, mal an … Enfin la banane semble perpétuellement en sursis face à la concurrence américaine.
Reste le tourisme, seul vecteur de recettes, qui représente toujours l'activité économique majeure de la Guadeloupe, avec environ 500 000 visiteurs par an, métropolitains pour la plupart. Le tourisme est l'avenir de la Guadeloupe, tant son potentiel est encore considérable. Mais depuis le début du XXIe siècle, il cumule les handicaps (concurrence des îles voisines comme Cuba et Saint-Domingue, saisons cycloniques de plus en plus longues …).
Même si un développement durable lié au tourisme peut réellement se développer en Guadeloupe, la situation économique n'est guère reluisante. D'autant plus que la manne touristique ne profite pas à tout le monde (le chômage touche 27 % de la population active et 45 % des jeunes).

Avant le départ

Adresse utile

- Comité du tourisme des Îles de Guadeloupe : 23-25, rue du Champ-de-l'Alouette, 75013 Paris. Tél. : 0820-017-018 (0,15 €/mn). E-mail : infoeurope@lesilesdeguadeloupe.com. Internet : www.lesilesdeguadeloupe.com. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Fermé le week-end. Toute la documentation nécessaire sur place, par courrier ou consultable sur le site Internet.

Formalités

- Nous sommes dans un département français ; une carte d'identité suffit donc pour ceux qui se limitent aux territoires français. Un passeport en cours de validité est préférable pour se rendre dans les îles anglophones voisines et, dans ce cas, il vous faudra théoriquement avoir avec vous un billet de retour ou de continuation de voyage.
Pour les Belges, carte d'identité ou passeport valide. Pour les Suisses et les Canadiens, passeport valide.
- Douanes : en principe, contrôles de routine, mais nettement plus fréquents pour ceux revenant des ports francs comme Saint-Martin et Saint-Barthélemy (attention aux appareils photo et autres gadgets électroniques).

Carte internationale d'étudiant (ISIC)

Elle prouve le statut d'étudiant et permet de bénéficier des avantages qu'offre le statut étudiant dans le pays où l'on se trouve. Cette carte ISIC donne droit à des avantages exclusifs sur le voyage (billets d'avion spéciaux, assurances de voyage, cartes de téléphone internationales, locations de voiture, navettes d'aéroport …), l'hébergement, la culture, les loisirs...
Toutes les infos complémentaires sont sur : www.isic.fr.

Argent

Argent, banques

- La monnaie est l' euro. Prévoir du liquide pour tous les petits achats.
- Attention : les chèques « hors place » (c'est-à-dire les chèques émis par une banque de la métropole) sont souvent refusés. Il est préférable d'avoir du liquide. Les chèques postaux et la carte de dépannage permettent de retirer dans les bureaux de poste pour 305 euros€ par semaine maximum.
- Les chèques de voyage ne sont pas toujours acceptés.
- Banques : généralement ouvertes de 8 h à 12 h et de 14 h à 16 h, sauf le samedi et le dimanche, et parfois le mercredi après-midi. Pendant les vacances estivales, de juin à septembre, les horaires peuvent changer : elles sont souvent ouvertes de 7 h 30 à 15 h.

Budget

Si l'on ne fait pas attention, la Guadeloupe peut coûter assez cher. Grosso modo, un séjour de 15 jours pour 2 personnes, tout compris (vols, voiture de location, hébergement et nourriture), oscille autour de 3 000 euros€ (sans trop se priver). Les tarifs aériens varient autour de 350 à 600 euros€ pour un billet aller-retour, sauf aux périodes de pointe où ils flambent. Autre poste onéreux : la location de voitures : compter 230 euros€ minimum la semaine, sans compter les éventuelles assurances en option.

Hébergement

Si vous optez pour l'hôtellerie classique, sachez que les tarifs demeurent élevés. Les budgets plus modestes choisiront sans hésiter les locations équipées de kitchenette (gîtes ruraux, bungalows), à partir de 250 €euros la semaine. La chambre d'hôte aussi, autour de 40 euros€ par jour pour 2 personnes, est intéressante.

Restauration

Le plus économique est de faire ses courses et de cuisiner dans le gîte qu'on a loué à la semaine. Sinon, on trouve souvent des camions-bars ou des petits vendeurs de sandwichs sur les plages.
Dans les lolos, les épiceries locales, on peut se restaurer pour environ 10 €euros pour un plat. Sachez que les produits de consommation courante, comme les produits laitiers et la viande, sont en général plus chers qu'en métropole. Au restaurant, compter au minimum 12 à 15 €euros pour un plat, à moins de manger des pizzas, souvent à moins de 10 €euros.

Cuisine et boissons

Cuisine

Le mariage des saveurs et du savoir-faire a donné une cuisine originale, et les produits locaux - poisson, langouste, ouassou et légumes - bien travaillés sont excellents.
On parle d'une cuisine « musclée » : (plats très copieux) dans ses goûts et ses sauces relevées. De la mer, on découvrira entre autres : le vivaneau, excellent poisson rouge, tant en court-bouillon qu'en blaff (macéré au citron vert puis juste saisi au court-bouillon) ou en grillade ; le thazar , le marlin ou le requin se mangent plus volontiers en darnes grillées, en steaks bien saisis qui leur apportent de la saveur, ou encore fumés ; la langouste ; le chatrou (poulpe), souvent préparé en fricassée ; les palourdes, délicieuses en gratin ou salade.
Enfin, n'oublions pas le ouassou, grosse crevette d'eau douce (« roi des sources ») au goût assez particulier. Lui aussi se fait rare dans les eaux intérieures guadeloupéennes, où il est aujourd'hui interdit de le pêcher.

Acras, colombos, cabri

Vous connaissez déjà le boudin créole, les acras (beignets de morue aux fines herbes ou beignets de légumes), les crabes farcis, en particulier les crabes blancs de terre (nourris quinze jours de mangues et de bananes ou de noix de coco et de piment si l'on souhaite qu'ils soient naturellement épicés) et le colombo de poulet (curry de poulet en provenance d'Inde). Également délicieux le calalou (purée de légumes) originaire du Dahomey, le féroce (purée d'avocat à la morue hachée avec de la farine de manioc, le tout « férocement » pimenté), et le bébélé, une spécialité de Marie-Galante, plat d'origine africaine consistant en une sorte de soupe épaisse avec, entre autres, du fruit à pain, des tripes, des légumes-pays comme l'igname et le malanga et des bananes-figues dites poyos. Copieux et original !
N'oublions pas non plus le matété, plat traditionnel de la Pentecôte hérité des Espagnols (un équivalent antillais de la paella, des crabes de terre accompagnés de riz). Et enfin, goûtez au cabri (en ragoût, en fricassé ou en colombo) et au bokit, sandwich local frit bon marché

Épices

Petit florilège mâtiné de saveurs raffinées : l' anis étoilé, la badiane ou encore l' anis star : puissamment parfumé, l'anis étoilé aromatise surtout les préparations de poisson ; la cannelle : trop souvent cantonnée aux préparations sucrées (tartes, compotes, confitures), la cannelle embaume de façon discrète les recettes de porc ou de canard en sauce, le civet, le couscous ou la soupe de moules ; le bois d'Inde (saveur proche de la cannelle) ; les clous de girofle ; le colombo : c'est un mélange d'épices broyées en poudre à base de coriandre, de cumin, de curcuma (qui lui donne sa couleur), de fenugrec, de piment et de gingembre, mais qui connaît de multiples variations ; la coriandre : c'est elle qui, avec le genièvre, donne son goût au gin ; le fenugrec : présenté sous forme de graines écrasées, le fenugrec libère un parfum amer qui se mêle aussi bien aux courts-bouillons qu'aux soupes de poissons ; le gingembre ; la noix de muscade : c'est en fait une amande, issue d'une bogue fibreuse ressemblant à un abricot.
A utiliser pour relever omelettes, purées, sangrias, punchs, béchamel... ; le quatre-épices : combinaison artificielle qui réunit les arômes du clou de girofle, de la cannelle, du poivre et de la muscade ; le safran : l'épice la plus chère du monde ! Heureusement, il en faut peu pour aromatiser la bouillabaisse, la paella, le riz, le poulet et les plats de poisson.

Fruits et légumes

Le marché antillais offre près de 75 variétés de fruits et légumes qui s'y étalent en permanence. Petits trucs pour apprendre à en reconnaître quelques uns :

- Les gombos : couleur verte, aspect de piment, en plus gros.
- L'igname :tiges grimpantes dont on fait bouillir les racines. On la sert en purée ou An pain.
- La canne :sucer la pulpe comme un bâton de réglisse. On trouve aussi sur les bords de route des étals où l'on propose du jus de canne.
- Le giraumon :couleur laiteuse, évoque une pita gonflée. Léger goût de potiron. Excellent en purée. Existe aussi en métropole.
- La carambole :joli petit fruit jaune à la forme curieuse (cinq côtes saillantes, quand on la coupe en largeur on obtient des étoiles à cinq branches). Un bon goût d'agrume, un peu acidulé quand elle est bien mûre.
- Le corossol :une panse verte hérissée d'épines. On dit qu'il préserve de la grippe et même des coups de soleil (en en glissant quelques feuilles sous son chapeau).
- Le fruit de la passion ou maracuja :fruit jaune du passiflore, rond et lisse, qui renferme des délices.
- Et aussi : papayes (vertes, coupées en lamelles pour la salade ou en gratin), oranges (décevantes), litchis, citrons verts, pamplemousses (les chadèques), fruits à pain, choux-pays, mangues (riches en vitamines et pauvres en sucre), pommes-cannelle, sapotilles (à goût de caramel, en salades de fruits ou en glace), ananas, noix de coco, etc.

Les fruits tropicaux peuvent aussi se déguster par le biais des confitures, délicieusement sucrées et parfumées : maracuja (fruit de la passion), goyave, mangue, papaye, coco, banane...
À propos de marché, les produits de consommation courante sont deux fois plus chers qu'en métropole. Pensez-y...

Boissons

Le rhum est un alcool auquel il faut s'habituer. Après tout, les purs Antillais, après une vie de pratique, en boivent une gorgée chaque matin à jeun. Ils appellent cela le « décollage » et c'est, disent-ils, très bon pour le sang. À noter que les Guadeloupéens consomment 65 % du rhum fabriqué sur place.
On peut commencer par un ti-punch, puis enchaîner sur un ti-5 % (une demi-mesure) ou un CRS (citron-rhum-sucre). Depuis la victoire de la betterave sur le sucre roux, le rhum reste le seul débouché pour les plantations de canne à sucre, qui datent de l'époque coloniale et de la monoculture.
Et puis, bien sûr, les Antilles nous régalent de jus de fruits succulents et bon marché : corossol, mangue, maracuja, etc. On ne se lasse pas non plus des extraordinaires punchs aux fruits (sapotille, carambole...) qu'on laisse macérer plusieurs années. Et n'oubliez pas les sorbets coco, vendus et préparés par des marchands ambulants. Par curiosité, goûtez aussi le mabi, sorte de boisson gazeuse que les Antillais ont héritée des Indiens Caraïbes. Elle est composée de liane, de gingembre, de muscade et d'anis et mélangée à des fruits et à du sucre de canne

Culture

Géographie et climat

La Guadeloupe comprend deux îles principales : Grande-Terre qui forme un triangle d'environ 40 km de côté ; Basse-Terre, massif ovale de 45 km sur 20, montagneux et sauvage, plus longue à sortir de son isolement bien qu'ayant été colonisée la première.
Alors que Basse-Terre est une île résolument volcanique, Grande-Terre montre un relief beaucoup plus tranquille, quoique toujours accidenté

Au sud-est de la Guadeloupe, dans un rayon de 10 à 25 km et à une heure de traversée maximum avec les bateaux rapides, les Saintes, Marie-Galante et la Désirade lui sont rattachées administrativement. Ces îles ont cette particularité d'être plus sèches mais de proposer des reliefs variés. La Désirade dessine une courte crête émergée. Marie-Galante consiste en un plateau circulaire bosselé. Les Saintes se présentent comme un petit chapelet d'îlets arides et escarpés.

Parc national de la Guadeloupe

Avec son Parc national, la Guadeloupe dispose d'un atout majeur pour le développement raisonné d'un tourisme « intelligent », tourné vers les richesses du patrimoine, qu'elles soient naturelles ou mises en valeur par l'homme. Le Parc existe depuis 1989 et est venu s'ajouter aux 6 Parcs nationaux métropolitains.
Pour faire connaître ces richesses, le Parc a deux vitrines que sont la maison de la Forêt , à mi-chemin de la route de la Traversée, qui présente les différentes espèces de la forêt tropicale humide, et la maison du Bois, à Pointe-Noire.
En plus du travail de conservation du patrimoine naturel, le Parc a aussi pour mission de mener des actions de sensibilisation à la protection de la nature afin de promouvoir l'écotourisme. Il recommande donc des adresses (hébergements, activités et sites) qui ont comme point commun de respecter l'environnement. Pour l'instant, l'essentiel des bonnes adresses du Parc se limite à la Basse-Terre, qui offrait au départ un potentiel plus important.

Climat

Beaucoup de soleil, de la pluie aussi, du vent, des crépuscules tièdes et des nuits suaves : il fait bon vivre aux Antilles. Si la tradition antillaise a retenu le chapeau de paille, c'est que le soleil cogne dur. Ça tombe bien, la mer est tiède : elle peut dépasser 29°C de juillet à octobre et ne descend pas au-dessous de 24°C durant la saison sèche. Pourtant, la fraîcheur existe aussi en montagne. En gravissant la Soufrière, vous découvrirez plusieurs étages climatiques, chacun avec ses fruits et sa végétation.
Les pluies sont plus abondantes dans les îles au relief accentué : il peut tomber à certains endroits plus de 8 m d'eau par an, et même 12 m sur les sommets de la Basse-Terre.

Toute l'année, le soleil se lève entre 5 h et 6 h et se couche entre 17 h 30 et 18 h 30.

- Deux saisons : de décembre à avril, la saison sèche, appelée le « carême », est la saison la plus agréable, c'est la haute saison. Pendant nos vacances d'été, de juillet à octobre, en revanche, c'est la saison humide : l'« hivernage ». L'air (30°C) est lourd, voire étouffant lorsque les alizés - les « rois des Antilles » -, heureusement fréquents, ne rafraîchissent pas l'atmosphère, et les après-midi pluvieux. Le déluge de touristes, lui, s'est carrément tari et, dans les hôtels, on voit refleurir la bonne humeur et les prix doux (basse saison).

- Mai, juin et novembre reste des mois très agréables : pas trop chauds, peu fréquentés et la Guadeloupe en pleine floraison ! Cela étant, là aussi, vous savez bien, « y'a plus d'saisons ». Vous pouvez avoir une relative sécheresse en été et des grains fréquents en hiver. De plus, la présence de microclimats fait que, par exemple, le temps resplendit au nord de la Grande-Terre ou à Saint-François tandis qu'il pleut à Pointe-à-Pitre, rien que pour embêter ceux qui s'y trouvent !
- Août et septembre sont les mois préférés des cyclones, mais leurs dates ne sont cependant pas fournies par le syndicat d'initiative !

Hébergement

La baisse des tarifs aériens sur les Antilles françaises a permis à un nouveau type de clientèle de fréquenter les Caraibes. Après s'être élargie avec les packages tours (avion + séjour à prix abordable), et drainant de ce fait un tourisme de masse, le parc hôtelier proprement dit a tendance à régresser au profit des gîtes touristiques (chambres ou bungalows avec kitchenette).
Les prix des hôtels ont donc tendance à se tasser, mais ceux-ci restent plus chers que les chambres chez l'habitant et les gîtes. Les propriétaires sont cependant réticents à louer leurs logements pour de courts séjours, la règle générale demeurant la location à la semaine.

Gîtes de France

Ne vous fiez pas aveuglément aux écussons Gîtes de France, car ils ne vous garantissent pas toujours la qualité correspondant à ce label.
À l'inverse des chambres d'hôtes qui peuvent se louer à la nuitée, les gîtes ou bungalows se louent à la semaine, mais pas forcément du samedi au samedi. Cependant, on peut toujours s'arranger pour les prendre à partir de 3 nuits. Enfin, pensez à réserver longtemps à l'avance. Certaines adresses affichent toujours complet pour les 6 mois à venir, voire davantage !
- Gîtes de France : square de la Banque, à côté du comité du tourisme. Adresse postale : BP 759, 97172 Pointe-à-Pitre. Tél. : 05-90-91-64-33. Fax : 05-90-91-45-40. Internet : www.gitesdefrance-guadeloupe.com. Infos et réservations du lundi au vendredi de 8 h à 17 h et le samedi de 8 h à 12 h.

Campings

Le camping sauvage est interdit et il n'y a plus de camping officiel. En revanche, il est théoriquement possible de camper dans tous les villages en demandant l'autorisation soit à la mairie, soit à l'Office national des forêts (allez plutôt dans les mairies). Un emplacement adéquat est normalement prévu pour ceux qui le demandent. Les emplacements changent régulièrement.
Cependant, nous ne pouvons que vous mettre en garde contre les risques de vol ou d'agression si vous campez dans un lieu isolé

Santé et sécurité

Santé

Département français, la Guadeloupe est soumise aux mêmes normes et réglementations sanitaires que la métropole. L'infrastructure médicale et hospitalière y est assez comparable. Les Antilles françaises sont à l'évidence l'endroit le plus sûr de la région à plusieurs milliers de kilomètres à la ronde. Les maladies infectieuses et parasitaires autrefois redoutées ont aujourd'hui disparu : paludisme, pian, filariose lymphatique, bilharziose intestinale. On retiendra néanmoins les points suivants :

- Les Antilles françaises sont considérées comme une des régions françaises le plus touchées par le virus du sida.
- Gare au mancenillier, ce petit arbre perfide ressemble comme un frère au pommier, fruits compris. Tout est toxique dans ce fichu végétal, de l'écorce à la sève, en passant par les fruits et même les feuilles. Il est même dangereux de s'abriter sous ses branches par temps de pluie puisque l'eau, en ruisselant sur ses feuilles, entraîne des toxines qui provoquent de très graves brûlures, même au travers des vêtements !
- Les scolopendres ou mille-pattes, petits carnassiers fréquents en Guadeloupe, sortent souvent les jours de pluie. Leur morsure, venimeuse mais pas mortelle, est très douloureuse et nécessite parfois une hospitalisation.
- Beaucoup de plages sont fréquentées par des chiens, lesquels y laissent des parasites qui peuvent pénétrer la peau des baigneurs (ou surtout des bronzeurs). Mettre des sandales pour marcher sur les plages, et avoir une natte pour s'y allonger.
- Évitez de vous rafraîchir les pieds dans des étangs d'eau douce ou de marcher dans la boue : l'ankylostomiase et l'anguillulose peuvent encore s'attraper.
- Certains poissons contiennent des toxines qui peuvent entraîner, en cas de consommation, des troubles parfois graves (paralysies, chutes de tension) et toujours désagréables (démangeaisons, fourmillements, vertiges...). C'est ce que l'on appelle la ciguatera ou « gratte ». Éviter de manger des poissons avant de les avoir montrés à quelqu'un du coin, surtout si vous les avez pêchés vous-même.
- De temps en temps survient une épidémie de dengue, comme dans toutes les zones humides et chaudes du globe. Cette maladie est transmise par un moustique. Il est recommandé de dormir sous moustiquaire dans les endroits où l'on n'a pas l'air conditionné. Les répulsifs et insecticides divers sont les bienvenus. Dans tous les cas, s'enduire les parties découvertes du corps toutes les 4 h au maximum. L'idéal, c'est peut-être d'emporter des diffuseurs et des plaquettes anti-moustiques pour pièce avec fenêtres ouvertes.
- Attention enfin à tout ce qui fait le charme de ces îles : la superbe cuisine, souvent très pimentée ; les boissons abondantes et raides (les punchs et le « 'tit sec ») ; l'hygiène parfois limite de certains petits lolos ; le soleil, qui peut taper très fort ; les sports en chambre (préservatifs indispensables, comme partout du reste)...
- En plus de ces quelques conseils, il est recommandé d'avoir à jour ses vaccinations « universelles », déjà recommandées en métropole : diphtérie, tétanos, polio, hépatite B ; et pour les séjours un peu long, hépatite A.

Dangers et enquiquinements

- Vols et aux agressions : il s'agit avant tout de respecter des règles élémentaires et de redoubler d'attention dans certaines parties de l'île. Évitez les plages la nuit, et de vous retrouver seul - de jour comme de nuit - dans des coins trop isolés. Évitez aussi de partir seul sur les sentiers de randonnée de Basse-Terre. Enfin, on recommande une certaine prudence aux femmes non accompagnées.
- Photo : évitez de prendre les gens en photo sans le leur avoir préalablement demandé. Les doudous ou les coupeurs de canne sont gentils mais n'aiment pas du tout ça. Normal !
- Bruit : les nuits tropicales sont animées : cri des grenouilles et chant des crapauds, vaches assoiffées, chiens, coqs antillais. Pendant la journée, l'homme entre dans la partie : radios à tue-tête, moteurs pétaradant, klaxons en liberté... Une véritable cacophonie !
- Randonnées par temps pluvieux : du fait de pluies violentes, ponctuelles et locales, le moindre petit cours d'eau peut s'enfler en quelques secondes, quand bien même le soleil brille sur votre tête ! Donc prudence !
- Baignades : nous constatons toujours avec effarement l'absence de poste de secours et de maîtres nageurs sur les plages les plus fréquentées. Soyez très prudent et renseignez-vous sur la possibilité de baignade quand vous avez un doute ou quand la plage est peu fréquentée.

Sports et loisirs

Sports, jeux

Les Guadeloupéens sont des sportifs accomplis ; que serait par exemple l'athlétisme français sans eux ? D'une île, d'un village ou d'une case à l'autre, l'esprit de rivalité règne sur les Antilles. Matchs de foot ou courses de chevaux, de chars à bœufs (chargés), de vélos, les compétitions chauffent à blanc. Et si quelques vies sont en jeu, les paris deviennent hystériques.
Mais le summum de la barbarie reste le combat de coqs (importé aux Antilles par les Espagnols). Les coqs sélectionnés, nourris avec, entre autres, des capsules d'huile de foie de morue, sont partiellement rasés et massés avec des herbes et du jus de citron pour leur durcir la peau (le taponnage) et sont ensuite dressés à tuer durant un mois. Ces duels font rage le dimanche de novembre à fin juillet, à raison d'une vingtaine par jour, dans les nombreux gallodromes (ou pitts) de Guadeloupe. Après le pesage des coqs, la foule s'entasse sur l'arène en bois. Dans les vapeurs de punch, les parieurs se passent la monnaie : les sommes sont parfois énormes.

Plongée sous-marine

Bercés par des eaux chaudes (25-28°C), limpides (visibilité de 15 à 30 m), et souvent peu profondes (souvent moins de 20 m), les spots offrent des conditions de plongée idéales et sécurisantes. La côte Sous-le-Vent (façade ouest), plus abritée, est très prisée des plongeurs, qui se rendent massivement à Malendure - haut lieu incontournable de la plongée en Guadeloupe. Le petit paradis sous-marin des Saintes s'impose comme un autre spot phare des Caraïbes, avec en point d'orgue son célèbre « Sec Pâté ». De même, marie-Galante offre des sites absolument vierges. Les arches sous-marines de Port-Louis sont étonnantes, alors que les spots de Saint-François, du Moule et de la Désirade demeurent dopés par les vigueurs de l'Atlantique.

Clubs de plongé

Certains clubs sont affiliés à la Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous-marins (FFESSM), d'autres à l'Association Nationale des Moniteurs de Plongée (ANMP). Les moniteurs y possèdent tous un brevet d'Etat.

Randonnées

Il y a de quoi faire. Tout un choix de marches plus ou moins longues et difficiles (plus de 200 km de traces en Basse-Terre). Un topoguide, disponible en librairies ou points-presse des supermarchés, décrit une vingtaine de randonnées en Basse-Terre. Lire aussi Guadeloupe, Parc national mode d'emploi, que vous trouvez également sur place. Surtout ne pas confondre « balade » et « randonnée ». Quelques conseils : ne partez jamais seul, n'entamez jamais une randonnée après 15 h 30, prévoyez de bonnes chaussure de marches, de quoi boire, un vêtement chaud, un imperméable et un couvre-chef.

Avant toute expédition, toujours se renseigner sur l'état des traces auprès du Parc national de la Guadeloupe : tél. : 05-90-80-86-00 et 39.

- Pluies : surveillez toujours la météo avant de partir en randonnée. Pensez aussi aux pluies. Bulletin de prévision sur répondeur 24 h/24 : tél. : 08-92-680-808.
- Cartes IGN : vous pouvez acheter, avant le départ et sur place, les cartes IGN n°4602 GT (Nord, Basse-Terre), IGN n°4605 GT (Basse-Terre, Soufrière, Saintes, pointe nord de la Guadeloupe), qui sont au 1/ 25 000, et celle de la Guadeloupe au 1/100 000.

Guides professionnels

- Émeraude Guadeloupe : cité Brunet, 97120 Saint-Claude. Tél. : 05-90-81-98-28 . Fax : 05-90-81-98-12. E-mail : irene.henrimarie@wanadoo.fr. Internet : emeraudeguadeloupe.ifrance.com. Contacter M. Henri Marie (tél. : 05-90-80-16-09 ou 06-90-58-27-18), guide de montagne. Cette association propose une panoplie complète de randonnées (de 1 h à 5 h) en Basse-Terre à partir de 20 € par personne (5 randonneurs minimum, sinon 25 € si moins de 5 personnes).
- Nature Expérience (label Parc national de Guadeloupe) : 17, centre Saint-John Perse, BP 351, 97183 Les Abymes Cedex. Tél. : 05-90-20-75-78 ou 06-90-83-58-35. E-mail : NATURE-EXPERIENCE@wanadoo.fr. Randonnées autour de la Soufrière (4 randonneurs minimum) pour une journée et demie de marche avec bivouac et pension complète. Aussi d'autres randonnées en Basse-Terre.

Traditions

Religions et croyances

Adventistes, baptistes, méthodistes, témoins de Jéhovah... Beaucoup de micro-églises et un peu de superstitions.

Fêtes

Même si la campagne vous semble endormie, soyez sûr qu'il existe quelque part une fête patronale.

- La grande fête des Antilles, c'est le carnaval, qui commence le dimanche de l'Épiphanie (1er dimanche de janvier) pour se terminer deux mois plus tard, par le mercredi des Cendres.
- Pâques : le Vendredi saint voit défiler une multitude de processions vers la majorité des calvaires de la Guadeloupe. Rien de particulier le dimanche, mais le lundi, c'est l'éclate ! Le punch coule à flot, on se baigne, la musique retentit à tous les coins de rue et l'on déguste tout un tas de mets succulents! Cette fête s'accompagne du camping de Pâques, où des familles entières déménagent sur les plages de l'île pendant 15 jours autour de Pâques.
- Le 27 mai, fête de l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage (ou plutôt de l'application effective du décret en Guadeloupe). Tout est fermé !
- Le 21 juillet, férié, fête Victor Schoelcher, qui contribua à l'abolition de l'esclavage.
- La fête des Cuisinières : à Pointe-à-Pitre, le samedi le plus proche du 10 août (le jour de la Saint-Laurent, leur saint patron). Après avoir suivi, vêtues de leurs plus belles robes traditionnelles, la messe à la cathédrale, les cuisinières de l'île (environ 250 cordons bleus) défilent dans les rues de la ville, paniers au bras ou sur la tête. Un grand repas suivi d'un bal conclut les réjouissances.
- Le 24 août, la fête de la Saint-Barthélemy, prétexte à de nombreuses manifestations nautiques et folkloriques.
- Pour la Toussaint, les cimetières sont illuminés par toutes les bougies qui sont placées autour des tombes fleuries. Les familles s'assoient sur les tombes et trinquent avec les morts.
- Les Chanté Nwel, tout au long du mois de décembre, pratiquement dans chaque commune les villageois se retrouvent les soirs de week-end.
- Les fêtes patronales : en dehors du carnaval, ces fêtes permettent également de mieux comprendre et apprécier la Guadeloupe.

Événements sportifs

- Le Tour de la Guadeloupe : grands amateurs de cyclisme, les Guadeloupéens se passionnent pour cette compétition qui a lieu en août. Le jour de l'arrivée à Pointe-à-Pitre, c'est le délire. Gros embouteillages et énorme fête.
- Les courses à la voile : tous les 4 ans, la Route du Rhum, la plus célèbre des transatlantiques en solitaire, relie Saint-Malo à Pointe-à-Pitre. Si vous êtes sur « l'île papillon » au moment de l'arrivée, n'hésitez pas, belle animation sur les pontons.

L'archipel de la Guadeloupe accueille encore d'autres courses, comme la Transat Lorient-Saint-Barth, la Mini-Transat et la Transat des Alizés.

Transports

- Autobus : plusieurs compagnies privées partent de Pointe-à-Pitre et de Basse-Terre. Elles desservent toutes les communes, même les « sections » (quartiers) excentrées. Attention, les bus circulent généralement de 6 h jusqu'à 18 h 30-19 h, et le service est très réduit le samedi après-midi et presque inexistant le dimanche. Notons que ce transport, pratique, bon marché et vivant (souvent la sono met de l'ambiance) est un moyen sympa pour découvrir l'île et sa population.
- Auto-stop : marche bien en général, sauf le dimanche.
- Location de voitures : la meilleure solution, quand on en a les moyens bien sûr, ou quand on voyage à plusieurs. Attention, en haute saison, il est recommandé de réserver longtemps à l'avance. Les prix débutent autour de 40 € par jour en basse saison, avec kilométrage illimité. Faites jouer la concurrence. En plus des loueurs classiques, on trouve des particuliers ou de petites entreprises qui proposent des locations meilleur marché, mais gare aux mauvaises surprises.

Route

- La Guadeloupe se place dans le peloton de tête des départements les plus dangereux en matière d'accidents de la route. Malgré un tempérament paisible, les Antillais se métamorphosent parfois derrière un volant. Les routes réservent parfois des surprises : double voie qui se resserre en plein virage, routes étroites, fossés, nids-de-poule... Rouler doucement, ouvrir l'oeil et avoir de bons réflexes. Respecter le slogan affiché « Si on pwan la gout', pa pwen la wout' », traduction créole du : « Boire ou conduire, il faut choisir »
- Les dommages causés aux pneumatiques sont toujours à la charge de celui qui loue. Bien regarder le bitume et rouler au pas sur les chemins caillouteux. Et vérifier que la voiture qu'on loue a bien sa roue de secours. Eviter de garer votre voiture dans des coins sombres pour ne pas avoir de problèmes de vandalisme. Autre précaution : ne pas garer son véhicule sous un cocotier, les carrosseries sont fragiles !
- Si vous louez un scooter, pensez à prendre son permis. À partir de 80 cm3, il est obligatoire, et comme cette cylindrée devient de plus en plus présente...

Liaisons maritimes

- Il est préférable de prendre son billet la veille ou alors d'arriver à l'ouverture du guichet. Les derniers servis courent le risque de se retrouver debout.
- Même s'il n'y paraît pas, la mer est souvent agitée au large. Bien se nourrir avant toute traversée et, éventuellement, remettre à plus tard si la météo est mauvaise. Prévoir des cachets contre le mal de mer si vous êtes sensible aux vagues !
- Bien vérifier que l'on monte dans le bon bateau : rien n'est indiqué, et les bateaux se suivent parfois à quelques minutes.

Vie pratique

Décalage horaire

Quand il est 12 h à Paris, il est 7 h en hiver et 6 h en été aux Antilles.

Poste

- Affranchissement : identique à celui de la métropole.
- Code postal : 971.
- Postes : dans tous les bourgs. Les bureaux ferment le plus souvent vers 16 h. Comme beaucoup d'administrations, fermeture le mercredi après-midi. On fait souvent la queue (préférer les petites postes plus tranquilles plutôt que celles de Pointe-à-Pitre ou de Basse-Terre). Postes souvent équipées de guichets automatiques en service.

Téléphone

De plus en plus de cabines téléphoniques installées un peu partout mais, attention, elles fonctionnent toutes avec des cartes (achetez-les sur place, car elles sont vendues un peu moins cher qu'en métropole).

- De la métropole vers la Guadeloupe : tarif plein du lundi au vendredi de 8 h à 19 h (0,24 euros €/mn), tarif réduit (0,19 euros €/mn) du lundi au vendredi entre 19 h et 8 h, et le samedis et le dimanche toute la journée.
- De la Guadeloupe vers la métropole : tarif plein du lundi au vendredi de 8 h à 19 h (0,22 euros €/mn) ; tarif réduit (0,17 euros €/mn) du lundi au vendredi de 19 h à 8 h, et le samedi et le dimanche toute la journée.

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* Prix trouvé par un internaute le 29/07/2008 à 21h11

Dernière mise à jour : le 30/07/2008 à 21h11

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